Techniques

Les terres

En fonction des projets qu’on veut réaliser en poterie, en céramique, on sélectionnera l’argile la plus adaptée.  Les nombreuses argiles disponibles proviennent toutes de l’érosion de la croûte terrestre par action mécanique des glaciers, des torrents, des fleuves, qui ont fractionné les roches en particules de plus en plus fines.

Elles sont composées aux trois quarts de silice et d’alumine, et pour le reste de différents oxydes et d’eau.

Les lits d’argile ont tous des compositions chimiques et physiques différentes en raison des conditions géologiques qui ont mené à leur formation.

Les argiles réfractaires résistent à des températures de 1500°c. sans se déformer ni fondre, et servent donc à la fabrication de briques réfractaires et certaines sculptures de grande taille .

Les porcelaines se cuisent entre 1280 et 1400°c. et sont remarquables pour leur blancheur et une certaine transparence.

Les terres à raku sont des argiles généralement chamottées qui doivent résister aux chocs thermiques – four, enfumage, refroidissement dans l’eau –  (la chamotte provient de la pouzzolane -roche volcanique- et de terre cuite qu’on aura broyée en particules de granulométrie 0 à 2 mm .  Le chamottage permet de façonner des pièces plus épaisses et de diminuer le risque de fissure au séchage et de casse lors de la cuisson en cas de choc thermique ou de différences d’épaisseur .

Le kaolin est une argile primaire, généralement blanche, provenant du feldspath, utilisée pour la porcelaine et les émaux. très réfractaire avec un point de fusion supérieur à 1800°c !

Les terres à grès ont la propriété de perdre leur porosité après cuisson entre 1200 et 1300°c.

Les terres à faïence représentent la plus grande part des argiles utilisées en céramique  ( poterie, tuyaux, tuiles, etc…) 

La terre-papier ou terre cellulosique, ou paper-clay est une argile dans laquelle on a incorporé environ 3% de papier, ce qui lui donne de bonnes qualités de souplesse, de légèreté, et permettent ainsi le travail en plaques épaisses ou fines.

Couleurs : il existe des argiles blanches, noires, rosées, rouges, jaunes, brunes, mais attention, la terre une fois cuite n’aura plus la même couleur que la terre crue.  Par exemple la terre gris/noir de st-aubin deviendra ….. blanche !

 

 

 

La terre doit passer par le feu pour revivre 

Elément magique de notre monde …  on se méfie de lui …   on joue avec lui  ….   que de beauté s’en dégage …  que de transformations il opère .   Indispensable à notre vie,   il cuit nos aliments,   nous réchauffe,   nous fascine.

Sans lui que feraient les potiers pour cuire leurs argiles et fondre leurs émaux.   Sans feu, pas de fumée pour le raku.

Quelle maîtrise, quelles sommes d’observations nos ancêtres nous ont léguées !

 

Pigments et oxydes

Les oxydes et les carbonates métalliques sont indispensables aux céramistes pour colorer leurs émaux, leurs engobes, leurs terres .

Avec un seul oxyde il est possible d’obtenir tout un éventail de couleurs.  Et si on le combine à d’autres, si on varie la température et le temps de cuisson, si on modifie la façon de l’appliquer sur la terre, etc…  la palette s’élargit à l’infini.

Secret soigneusement et quelquefois  jalousement gardé, un émaillage nécessite souvent de longues recherches….  le céramiste se transforme parfois en alchimiste…

 

 

 

 

 L’attente en atelier

 

 

 

 

 

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