Réalisations

Art ?   Artisanat ?

On apprend l’histoire de l’art.  Celle d’il y a plusieurs millénaires, quelques siècles, quelques jours, mais que sera-t-il demain ?  L’art ne s’apprend pas.

Le métier d’artisan s’apprend.  La maîtrise technique est indispensable à la réalisation. Elle découle d’années d’expérimentations, de tâtonnements, d’essais renouvelés.

L’art est une fin en soi et ne sert qu’à lui-même.

Dans le passé il était subordonné au respect des codes établis mais s’est récemment libéré des conventions esthétiques, des pressions extérieures, pour devenir désintéressé et plus près de nous encore uniquement conceptuel.

Jusqu’au milieu du XVIIème siècle on ne différenciait pas l’artiste de l’artisan.  C’est à cette époque qu’on définit l’artisan comme un homme de métier, l’artiste étant celui qui permet à la beauté de s’exprimer.  Leur point commun : tous deux sont capables de transformer la matière en oeuvre.

Tous deux ont les pieds sur terre, et l’artiste a la tête dans les étoiles.

Pour l’un, l’oeuvre doit avoir une utilité, pour l’autre au contraire elle n’aura pas de fonction matérielle.

Reste que pour certaines oeuvres il est difficile de décider s’il s’agit du travail d’un artisan ou de celui d’un artiste.  La frontière ne peut être posée arbitrairement.  Comme celle qui séparerait le concept d’utilité de l’artisanat et d’inutilité de l’art.

La nécessité de la production artisanale est évidente, la nécessité de la production de l’artiste est affaire de réflexion personnelle.

C’est donc arbitrairement que j’ai scindé mes travaux pour vous les présenter sous deux catégories :

  •  » académique  » : ceux découlant d’une réflexion sur des thèmes comme l’universalité, le rapport entre rêve et réalité, le physique et le mental, et généralement plus abstraits, moins évidents de prime abord.
  •  «  artisanat  » : les autres, qui sont plus immédiatement accessibles, plus  « artisanaux »  ( qu’il aient une  utilité ou soient uniquement décoratifs ).

 

 

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